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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 04.01.2017 06:00

Unique


L'événement télévisuel de ce début d’année est à n’en pas douter le retour de Roger Federer. Le joueur de tennis bâlois revient à la compétition après six mois de pause forcée. Opéré à un genou en janvier, victime d’un virus en mars puis souffrant du dos à partir du mois de mai, il avait mis fin le 8 juillet déjà à sa plus mauvaise saison depuis une quinzaine d’années. Un choc dans le monde du tennis où le milieu s’était habitué à la présence ininterrompue du patron. Il repart cette année de là où tout commence, l’Open d’Australie, pour ce qui pourrait bien être sa dernière saison complète sur le circuit ATP.
Roger Federer a aujourd’hui 35 ans, est père de quatre enfants, vient d’être sacré «homme le plus élégant de l’année» par le magazine GQ mais n’est plus que le seizième joueur mondial. Il ne sera jamais un joueur comme un autre. En 2016, ses apparitions, quoique rares, furent toujours marquantes. A Rome, au mois de mai, ses entraînements attiraient plus de spectateurs que bien des matchs qui se disputaient en parallèle. A Londres, en juillet, personne n’a oublié l’image d’un Federer couché sur le gazon, étendu de tout son long, comme s’il était soudain rattrapé par son âge.
Stan Wawrinka a repris avec talent et modestie le flambeau du tennis suisse, dont il est désormais le meilleur représentant. Le Vaudois sait toutefois qu’il ne pourra jamais rivaliser avec son aîné en termes de notoriété, d’aura et de sympathie auprès du public. Roger Federer possède une grâce sur un court que les télévisions modernes retransmettent à merveille. C’est une chance car le tennis est le sport individuel le plus télégénique. Il faut donc profiter de Federer aussi longtemps que cela durera. Il sera toujours temps plus tard de le suivre sur Twitter ou Facebook.