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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 07.12.2016 06:00

Un visionnaire


Quand Grégoire Furrer a mis sur pied le premier Festival du rire de Montreux, en 1990, il avait à peine 22 ans. Tout le monde a trouvé ça sympathique mais qui, alors, aurait imaginé que vingt-six ans plus tard la manifestation aurait l’importance et la notoriété qui sont les siennes aujourd’hui, alors que vient de se terminer sa 27e édition? Une notoriété qui dépasse largement les frontières romandes, puisque c’est sur toute la planète rire que les noms de Grégoire Furrer et de Montreux résonnent. Il faut dire que l’ami Grégoire parcourt inlassablement le monde, sautant d’un avion à l’autre, d’une langue à l’autre, ambitieux de faire de son Montreux Comedy Festival un événement international. En véritable pionnier, il a compris plusieurs choses avant tout le monde. Premièrement, que l’humour allait devenir un des arts vivants majeurs, dépassant par exemple la musique en matière d’audience. Deuxièmement, que la télévision était une alliée plutôt qu’une concurrente. Les spectacles de son festival sont ainsi retransmis, en direct ou en différé, par la RTS, bien sûr, mais aussi par d’autres chaînes francophones assemblant ainsi des millions de téléspectateurs. Troisièmement, Grégoire Furrer a tout de suite saisi l’importance du web et des jeunes humoristes qui utilisaient ce canal. Un autre pionnier, Claude Nobs, avait fait connaître Montreux dans le monde entier. C’est aujourd’hui Grégoire Furrer qui a pris le relais et fait de la ville vaudoise un endroit planétairement célèbre.