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RTS


Edito
Par Pascal Busset - Mis en ligne le 03.02.2016 07:00

Sans tambour…


Ni trompette! Au grand soulagement de tous, ou presque, La grande lessive, c’est terminé. La RTS avait pourtant annoncé une formule remaniée dès le 1er février, engagé un nouveau chroniqueur, tenté de relancer une machine qui, depuis le début, tournait à vide. On ne saura pas si Carlo Crisci aurait réussi à rendre l’émission plus digeste ou Yann Lambiel, plus drôle qu’une réunion du Soviet suprême sous Brejnev. La chaîne romande a tiré la prise et les leçons d’une émission fourre-tout dont l’amateurisme était tout de même gênant et dont les audiences étaient au fond du bac à linge sale. Lequel devra maintenant être lavé en famille, puisque des responsables du naufrage, il doit bien y en avoir un ou deux dans la tour genevoise…

Les mauvaises langues diront que ça fait des économies, même si l’on doute qu’un machin comme «Les trucs à Mik» – chronique qu’aurait retoqué même France 3 Limousin – ait coûté très cher. Pas sûr qu’on reprenne la RTS à renouer avec le talk-show, genre qui, visiblement, n’est pas celui de ses téléspectateurs.

Au boulot donc pour trouver une idée – ça ne coûte rien! –, afin de remplir la case laissée libre par une émission qui a connu quelques jolis moments (musicaux notamment) et livré des infos pas inintéressantes (comme le fait qu’il n’y a aucun médecin sachant s’exprimer en langue des signes en Suisse romande), mais qui, bien avant l’essorage final, se trompait de programme. Pas étonnant que les couleurs en soient ressorties délavées, La grande lessive, c’est de la télé comme on en faisait en noir et blanc!