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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 12.05.2015 22:45

Ras-l’Euro


Ne me demandez pas de fredonner le refrain de la chanson qui a gagné l’Eurosong en 2014, je ne le connais pas. Et je ne le regrette pas. Ça tombe bien, parce que personne dans ma famille ou parmi mes amis ne peut m’en parler, puisque personne n’a regardé cette pauvre finale remportée par une femme à barbe. 

Pourtant, Dieu sait si j’ai aimé cette compétition, quand la RTS d’alors l’appelait encore Concours Eurovision de la chanson, qu’elle était sympathique et bon enfant. Je ne suis pourtant pas si vieux que ça… Je n’ai aucun souvenir de la première édition, en 1956, à Lugano. Ni de la victoire de Gigliola Cinquetti, en 1964, à Copenhague, avec Non ho l’età. Pas même de celle de France Gall et de sa Poupée de son en 1964. En revanche, je me souviens de Séverine qui, en 1971, avec Un banc, un arbre, une rue, a remporté le concours. D’ABBA aussi, en 1974 avec Waterloo, et bien sûr de Céline Dion, en 1988, avec Ne partez pas sans moi. Ce sont des chansons qui ont rythmé mon existence et celle de milliers d’autres personnes.

Alors qu’aujourd’hui, les refrains entonnés par les gagnants de l’Eurosong ont un fort parfum de magouilles, de votes de complaisance, de petits arrangements entre pays de la même zone géographique. Et je ne dis pas ça sous prétexte que le Tessinois Sebalter n’a décroché que la 13e place l’an dernier, parce que, vu les circonstances, c’est presque un exploit… Mais trop (de pays en lice), c’est trop! Et la SSR ferait peut-être bien de cesser de s’impliquer dans cette manifestation qui n’intéresse que très peu de téléspectateurs (ou de ringards comme moi). En 1956, c’est une chanson suisse qui a gagné l’Eurovision, une chanson écrite par Emile Gardaz et Géo Voumard. Elle s’appelait Refrain. Mais comme il n’y en a plus, de refrains…