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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 10.12.2014 07:00

Qualité et longévité


Le monde de la télévision cultive aujourd’hui l’éphémère. Les émissions sont créées et supprimées au rythme des audiences, des modes, des buzz. C’est le cas pour le divertissement, mais aussi pour l’information. Combien d’émissions regardez-vous aujourd’hui que vous regardiez déjà au siècle passé?

 Temps présent affiche fièrement ses 45 ans (lire l’article de Vicky Huguelet en page 8), ce qui en fait l’un des plus anciens magazines d’information européens. Quelle est la raison de cette longévité? Il y en a plusieurs, dont une principale: la qualité des reportages proposés. Lorsque Temps présent est créé, en 1969, il s’inscrit dans la mouvance de l’époque, aborde les nouvelles interrogations des téléspectateurs. Quelle place pour les femmes dans la société? Pourquoi les jeunes rêvent-ils d’un monde différent de celui proposé par leurs parents? Quels équilibres internationaux faut-il viser, notamment entre les pays pauvres et les pays riches? Claude Torracinta, le premier rédacteur en chef de l’émission, et son équipe cherchent des réponses, sans a priori, avec une grande honnêteté journalistique. 

Aujourd’hui, avec Jean-Philipppe Ceppi, la méthode de travail est la même. Pas d’effets de manches, ni flonflons, ni paillettes, toujours la volonté de comprendre et de faire comprendre. Les tenants de l’info spectacle ont souvent annoncé la fin inéluctable de cette «ringarde» manière de faire. A tort. Temps présent est toujours… présent. Et c’est tant mieux.