bottom logo

DR


Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 07.09.2016 06:00

Pas d’égalité


De tout temps, nous avons vu nos mères traitées comme des citoyennes de seconde catégorie. Jusque dans les années 50, elles avaient besoin de l’accord de leur mari pour travailler ou pour ouvrir un compte en banque et elles ont dû attendre le début des années 70 pour avoir le droit de vote au niveau fédéral. Aujourd’hui, l’égalité des salaires − à travail égal − n’est toujours pas acquise. Et les postes à responsabilité restent majoritairement tenus par des hommes. Y compris dans les médias. Combien de femmes sont rédactrices en chef d’un journal ou d’un magazine en Suisse romande?

A la télévision, ce n’est pas mieux. A la RTS, aux postes supérieurs répertoriés dans l’organigramme officiel, il n’y a que trois femmes sur onze personnes et le directeur a toujours été un homme. En France, c’est plus ou moins la même chose. C’est pourquoi j’ai été touché par les propos de Léa Salamé dans le magazine Grazia. Elle quitte On n’est pas couché, de Laurent Ruquier, pour rejoindre David Pujadas, toujours sur France 2, où elle animera tous les quinze jours dès le 15 septembre à 20 h 55 Emission politique. Au moment d’évoquer ses amours, elle confie: «Aujourd’hui, quel que soit ton métier, tu fais carrière, en gros, entre 33 et 43 ans. Or c’est aussi là que tu fais des enfants. Qu’est-ce que ça veut dire: que tu dois faire un choix?» Et si c’étaient les pères qui s’occupaient des enfants? Je suis certain que les médias n’en seraient pas de moins bonne qualité…