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Anne Kearney/RTS


Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 08.03.2017 06:00

Oui à la RTS!


Le service public audiovisuel suisse est de plus en plus attaqué. Certains veulent carrément le supprimer, comme les partisans de l’initiative «No Billag», sur laquelle nous voterons en 2018 (lire l’interview du directeur de la RTS, par Patrick Morier-Genoud, en page 8). Quelles sont les réelles motivations des principaux adversaires de la RTS et de la SSR? Une vision de ce que devraient être les contenus audiovisuels? Non. Ce qu’ils veulent, c’est le magot de la redevance − plus de 1 milliard de francs pour toute la Suisse. Cette redevance qui nous fait râler tous les ans lorsqu’il faut s’en acquitter, parce qu’elle vient s’ajouter aux factures du loyer, de l’assurance maladie, des impôts, etc. Mais il ne faut pas s’y tromper. Ceux qui veulent la mort de la RTS ne veulent pas alléger notre budget, ils veulent encaisser eux-mêmes − ou faire encaisser par leurs amis − cet argent. Voire nous en ponctionner plus en nous faisant consommer plus de films, de séries, de sport, etc. Le service public audiovisuel suisse n’est pas parfait, on peut le critiquer, comme nous le faisons parfois à TV8. Mais il reste le meilleur système pour que tous les Suisses aient accès à une offre de même qualité, où qu’ils habitent et quels que soient leurs moyens. Et puis, franchement, vous imaginez une télévision sans les programmes de la RTS? Essayez de ne plus la regarder pendant un mois et faites-vous votre propre opinion. La mienne est sans appel: oui à la RTS!