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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 18.06.2014 06:00

La vidéo, vite!


Ca n’a pas traîné. Dès le match d’ouverture, la Coupe du monde de football est l’objet d’une polémique dont le cœur est une fois encore la télévision et l’usage que l’on peut en faire. Face à la Croatie, le Brésil a bénéficié d’un pénalty très généreusement accordé par l’arbitre japonais de la rencontre. Devant leur écran plat en qualité HD, des millions de téléspectateurs ont vu qu’il y avait simulation de l’attaquant auriverde bien plus que faute du défenseur croate. Tout le monde l’a vu, sauf l’arbitre, puisque les instances dirigeantes du football se refusent toujours à introduire la vidéo dans l’arbitrage. Alors la FIFA pratique la politique de l’autruche et censure les ralentis litigieux sur les écrans géants des stades. Mais, aujourd’hui, tous les acteurs sont connectés et reçoivent l’information brute quasi instantanément. Les spectateurs visionnent la faute sur leur smartphone, les entraîneurs s’équipent de tablettes sur le banc de touche. Même les arbitres sont avertis par le SMS d’un proche ou d’un collègue. Que faire? Malin, Sepp Blatter vient de proposer l’équivalent du challenge au tennis. Au rugby, l’arbitre peut demander la validation d’un essai par la vidéo. Pourquoi pas… Il devient urgent de faire quelque chose parce que cette situation ubuesque, où le monde entier est mieux placé que celui qui doit prendre la décision, devient intenable. Sauf si l’on considère que les erreurs d’arbitrage et les inépuisables polémiques qu’elles font naître contribuent à la popularité du foot. Mais, pour ma part, je préfère parler de Suisse - France que d’un arbitre japonais.