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delphine ghosarossian/création philippe baussant/montage meije randetti


Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 02.12.2015 07:00

La mer à voir


C'est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme», chante Renaud. Ce n’est pas Georges Pernoud qui va le contredire. Lui, ça fait quarante ans que la mer l’a pris et qu’elle ne le lâche plus. Et quarante ans qu’il partage cette passion avec les téléspectateurs, qui eux non plus ne le lâchent pas. Ils étaient près de 3 millions devant leur poste de télévision, le 20 novembre dernier, pour suivre, sur France 3, l’émission spéciale qui célébrait les 40 ans de Thalassa.

Une longévité rare à l’époque du zapping. Tout a commencé le samedi 27 septembre 1975. L’émission durait alors trente minutes, elle était mensuelle. Elle passa ensuite à un rythme hebdomadaire (1980), en deuxième partie de soirée, puis eut les honneurs du prime time en novembre 1989. Pour l’anecdote, c’est le papa de Georges Pernoud qui lui a suggéré d’appeler l’émission Thalassa, «mer» en grec.

Pourquoi cette émission dure-t‑elle, pourquoi a-t-elle toujours autant de succès? D’abord, parce qu’elle est le fruit de la passion d’un homme et non pas d’une stratégie d’audience. Ensuite, parce qu’elle nous fait rêver et voyager. Bien installés dans nos fauteuils, voilà que l’on devient marins, que l’on explore toutes les mers du globe, que l’on rencontre des gens merveilleux, que l’on a l’impression de danser le long des golfes clairs. Ça fait du bien. Merci Thalassa, et bon vent!