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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 02.08.2017 05:00

La ferme du bonheur


En juillet 2006, M6 lança L’amour est dans le pré, inspiré par un programme britannique, Farmer Wants a Wife. Il s’agissait de recruter des télé­spectateurs et téléspectatrices célibataires qui voulaient bien vivre en couple avec des agriculteurs et agricultrices en quête d’âme sœur. Une période de test filmée par les caméras révèle affinités ou non-compatibilité. Sans remonter jusqu’au rat des villes et au rat des champs, il s’agit souvent d’une confrontation entre la vie urbaine et la vie rurale.

L’amour est dans le pré joue la carte de la téléréalité heureuse et échappe aux reproches que l’on fait parfois à ce genre. Les participants sont le plus souvent sympathiques, sincères, séducteurs et quelquefois même dévergondés.

Si, depuis douze ans, l’audience permet à l’émission présentée par l’espiègle Karine Le Marchand, qui multiplie les allusions coquines, de se classer en tête des programmes d’été, c’est grâce à sa convivialité. On ne s’y moque de personne et l’on (sou)rit très souvent. Même si L’amour est dans le pré nous jette en pâture la vie privée de candidats désireux de trouver l’âme sœur ou si la vie rurale n’est pas assez mise en valeur au profit des différentes intrigues amoureuses, mais, après tout, c’est ce petit jeu de séduction, souvent un brin libertin, qui fait le charme de ce rendez-vous estival qui depuis tant d’années remplit sa mission: apporter ce bonheur tant convoité à Nathalie, Roland, Pierre-Emmanuel et tous ces autres hommes et femmes en mal d’amour. Ne boudons ni notre plaisir ni le leur.