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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 22.03.2017 07:00

La F1 jusqu’à quand?


Retour à Melbourne! Deux mois après l’époustouflante victoire de Roger Federer en finale de l’Open d’Australie, c’est la saison 2017 de formule 1 qui met le contact ce week-end dans la capitale de l’Etat de Victoria. Pas sûr qu’il y ait autant de monde devant son poste dimanche à 6 h (attention: on passe à l’heure d’été!) qu’il y en eut pour Federer-Nadal… Au fil des années, la formule 1 est devenue un spectacle insipide, que l’on suit plus par habitude que par passion.

Depuis plusieurs années, les audiences sont en baisse. Peut-être parce que les courses sont trop longues, comme l’estime Jenson Button. Peut-être parce qu’elles sont, à l’exception notable de la RTS, désormais diffusées en Pay-Per-View ou sur des chaînes payantes, comme le rappelle David Coulthard. Mais plus sûrement parce qu’elles n’intéressent plus beaucoup les téléspectateurs. Trop peu d’écuries luttant pour la victoire, trop peu de possibilités de dépassement, trop peu de rebondissements. D’une manche à l’autre, tout se ressemble: les circuits (construits en Asie sur des terres vierges et sans âme), les courses (celui qui part en tête gagne, presque toujours), les pilotes (jeunes, lisses, interchangeables).

Jusqu’aux années Schumacher, la F1 pouvait prétendre réunir les meilleurs pilotes du monde. Ce n’est plus le cas. Nouvel équipier de Lewis Hamilton chez Mercedes après l’arrêt surprise du néochampion du monde Nico Rosberg, le Letton Valtteri Bottas sera l’un des favoris pour le titre alors qu’il n’a jamais gagné un Grand Prix. Simplement parce qu’il aura cette fois le bon volant.

Les grands constructeurs automobiles l’ont bien compris et abandonnent la F1 pour le Nascar ou la Formule E (voitures électriques). La RTS, et le téléspectateur, s’accrochent. Jusqu’à quand?