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Edito
Par Pascal Busset - Mis en ligne le 26.11.2014 06:00

La Coupe des vertus


Ah, la vache, que le son des cloches peut parfois ressembler à du Mozart. Oh oui, que la partition fut parfaite avec des joueurs, des entraîneurs, des commentateurs – encore une fois, merci Marc Rosset! – et bien sûr des supporters à l’unisson. Dans un sport de solistes qui, en Coupe Davis, se la joue orchestre symphonique, tout le monde a tiré aux mêmes cordes pour un finale de rêve. Stan, Roger, mais aussi Michael, Marco, Severin méritent un concert de louanges. Et pas la peine d’y aller piano! De Stan Wawrinka le métronome, on connaissait la grosse caisse, les coups droits et les revers qui claquent comme des cymbales. Comme un symbole aussi, le Vaudois étant depuis dix ans de tous les concerts internationaux de la Suisse. De Roger, on connaissait
la finesse, le toucher, ceux d’un virtuose, d’un violoniste aérien. De leur association en double, on savait qu’elle valait de l’or. Accord parfait. Cette victoire en Coupe Davis, qui fut celle des vertus – solidarité, amitié, responsabilité –, fut un chef-d’oeuvre sans fausse note (ou presque, seul Monfils, vendredi, en récital face au Maestro, fit passer quelques frissons dans… le dos des fans helvétiques). Le son… de cloche sera évidemment différent chez nos voisins français, fort désaccordés, qui en ces lendemains qui déchantent entonneront un air connu: «Aux larmes, citoyens»…
A Lille (aux trésors), les joueurs suisses ont marché sur l’eau, comme Alinghi en 2003. Après, les petites bisbilles, la question de la relève et tout le reste, comme dirait Marc Rosset, «on s’en fout!»