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RTS, DR


Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 09.07.2014 06:00

L’équipe à Massimo


Alors que l’équipe d’Ottmar est rentrée en Suisse, celle de Massimo poursuit sa Coupe du monde. Il n’y a pas de classement ni d’élimination pour les services des sports, alors disons que celui de la RTS est à la hauteur de l’événement. Pas de doute, l’entraîneur en chef a bien briefé ses troupes et sélectionné les bonnes personnes. Depuis le 13 juin, nous avons aimé le ton des envoyés spéciaux au Brésil. Aux commentaires, Philippe von Burg, secondé par Alexandre Comisetti, et David Lemos ont été très bons, comme souvent. Jean-François Develey a ses partisans et ses détracteurs mais il connaît son affaire. Christophe Cerf serait très bien s’il pouvait se lâcher un peu et gommer un ton un peu scolaire. Quant à Yannick Paratte… disons qu’encore quelques années et il deviendra culte.

Aux côtés des joueurs pour les interviews, il fallait sans doute un Belge pour trouver le ton juste. Proche sans être fan, sérieux et souriant, Pierre Poullier est parfait. Sa tonsure en direct par Johan Djourou restera dans les annales.

A Genève également, l’animation en plateau a permis de patienter agréablement entre les matchs. Si tous les consultants n’ont pas la même aisance, la formule a très bien fonctionné avec Massimo Lorenzi plus polémique ou Laurent Bastardoz plus copain à l’animation.

Une voix discordante détonne cependant sur la RTS. Celle de Joël Robert, numéro un des sports de la radio romande et donc, depuis la convergence, l’un des numéros deux du chef des sports. L’adjoint de Massimo Lorenzi n’a eu de cesse de scier l’équipe de Suisse. D’autres ont critiqué, lorsque cela était nécessaire. Lui s’enferma dans un dénigrement plus négatif qu’objectif où l’aigreur l’emportait sur l’analyse. Sa présentation de Suisse-Argentine – un tronçonnage en règle des joueurs – rappela son intervention, fin janvier, sur Stanislas Wawrinka, «un Suisse de l’année au rabais». Il paraît qu’il assume. Jusqu’où?