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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 14.01.2015 06:00

Humour salvateur


Le monde n’est pas toujours drôle. Il y a même des jours où il est franchement triste. Des terroristes se prétendant guidés par un Dieu ou l’autre qui assassinent brutalement dix-sept personnes. Parmi elles: des dessinateurs et des chroniqueurs irrévérencieux. Oui, le monde est parfois désespérant et anxiogène.

Alors, l’humour est toujours le bienvenu. Sauf que, sur la RTS, il n’est pas très présent. On n’y rit en effet pas tous les jours. Peut-être parce que l’insolence n’est pas une des valeurs fondamentales de la télévision romande, ni une denrée très recherchée par ses dirigeants. Disons-le clairement: à la RTS, on est plutôt coincé côté rigolade. Sans doute par peur de
déplaire, de choquer les téléspectateurs, les annonceurs ou les politiciens. Il y a bien un peu de rire avec les retransmissions de spectacles d’humoristes, mais ça reste timidement convenable. La dernière émission satirique diffusée sur la TSR fut Le fond de la corbeille, de 1989 à 2003, puis plus rien... Jusqu’à aujourd’hui, avec l’arrivée de 26 minutes (lire en pages 8-9), des excellents Vincent Veillon et Vincent Kucholl, qui nous ont régalés sur Couleur 3 avec 120 secondes, une émission de radio... télévisée. Un programme qui eut tellement de succès qu’aujourd’hui la RTS ose le diffuser sur le petit écran, le samedi.

Vu les circonstances, l’arrivée de cette revue décalée de l’actualité est une belle bouffée d’oxygène. Dans un monde qui semble perdre la boule, c’est salvateur.