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Edito
Mis en ligne le 27.07.2016 10:14

Des Jeux propres?


Le dopage, qu’il soit imposé par un système étatique ou le fruit d’une initiative personnelle, est un fléau qu’il faut combattre avec la plus grande fermeté, même si l’on n’attrape souvent que les moins habiles ou les plus malchanceux. L’heure est au grand ménage et il faut s’en féliciter. Ce n’est peut-être pas un hasard si la Suisse, qui contrôle ses propres champions avec beaucoup plus de sévérité que bien des pays, défilera le 5 août au stade Maracanã avec une participation record de 109 athlètes. C’est la plus forte délégation helvétique depuis Atlanta en 1996. Vingt ans après, personne n’a oublié les victoires de Pascal Richard, de Xeno Müller ou de Donghua Li. Officiellement, Swiss Olympic table sur cinq médailles. Un objectif raisonnable, presque modeste. S’il est vrai que l’on compte généralement sur trois chances de médaille pour une breloque véritable, nos représentants ne manquent pas d’atouts. Il y a bien sûr le tennis et ses multiples options (Federer, Wawrinka, Bacsinszky, le double, le double mixte Federer-Hingis), mais aussi le VTT (Nino Schurter), l’équitation (Steve Guerdat), la voile, l’aviron, la gymnastique (Giulia Steingruber), le cyclisme (Fabian Cancellara), l’escrime (épée). A Atlanta en 1996, la Suisse avait battu un record du monde: celui de la plus grande émission de télévision, puisque les Jeux avaient été diffusés sans interruption durant dixsept jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Jacques Deschenaux, le patron des sports de ce qui était à l’époque la TSR, avait même reçu un diplôme du Guinness Book. Cette fois, la RTS fera un tout petit peu moins bien: vingt-deux heures par jour, en comptant les diffusions sur le site rts.ch. Nous nous en contenterons largement.