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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 24.05.2017 06:00

C’est bientôt fini


Cela a commencé il y a plus d’une vingtaine d’années. Rosset-Hlasek, la Coupe Davis, le titre olympique. Il fallait en profiter; ça ne devait pas durer. Puis vint de Trübbach (SG) une gamine au talent insolent. Martina Hingis n’a certes pas duré (cinq titres du Grand Chelem tout de même avant d’être écrasée par les poids lourds) mais le tennis suisse, lui, se maintenait au sommet. Il atteignit même un niveau stratosphérique avec Roger Federer, sur orbite depuis 2003. Quatorze ans que les fans suisses lévitent en bonheur géostationnaire. Evidemment, il faut en profiter, ça ne peut pas durer. Ça n’a pas duré, Roger s’est fait rattraper… par Stanislas Wawrinka.
Le Vaudois raconte une histoire différente, faite de patience et de longueur de temps, mais c’est toujours le tennis suisse qui rigole, même si, forcément, ça ne peut pas durer.
Alors profitons-en. De ce Roland-Garros, même sans Roger Federer, que l’on retrouvera à 35 ans aussi affûté que lors de ses plus belles années dans son jardin de Wimbledon.
De ce sport si télégénique qu’on dirait qu’il a été conçu comme une série en quinze épisodes, sept chapitres et 128 acteurs. Profitons de ces matchs gratuits à la télévision (un miracle en perpétuel sursis). Profitons enfin des commentaires éclairés de Marc Rosset, qui a bonifié les journalistes de la RTS Pascal Droz et Jean-Marc Rossier. Très à l’aise dans son rôle de consultant, le Genevois est un régal d’équilibre entre l’analyse pointue et la vanne de potache. Il ajoute la touche finale qui ne manquait même pas à notre bonheur. Tant de bienfaits en même temps nous font dire que cela ne va pas durer et qu’il faut en profiter.