bottom logo

DR


Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 11.01.2017 07:00

Belle et fragile


Ses chansons ont accompagné des moments de nos vies et les réentendre aujourd’hui nous replonge immédiatement dans quantité de souvenirs. Bons ou moins bons, peu importe. Dalida avait un très grand talent d’interprète, et même ceux qui en doutaient de son vivant en conviennent aujourd’hui. Elle savait donner vie aux mots qu’elle chantait. Ce n’était pas une bimbo, ce qui ajoutait encore à sa beauté. Et s’il y avait en elle une profonde tristesse, un mal-être, elle a transmis beaucoup de joie à toute une génération.

Tout le monde se souvient de son duo avec Alain Delon, au début des années 70: Paroles... paroles... symbolisant l’incompréhension amoureuse. Avec Il venait d’avoir 18 ans, c’est toute la sensualité de Dalida qui éblouit. Ma préférée, c’est Gigi l’amoroso. Une véritable histoire, celle des rêves d’ailleurs et de gloire que l’on fait alors que le bonheur est là, à portée de main. Nous avons tous une vision personnelle de Dalida, liée à notre vision affective de la chanteuse. Réaliser un biopic sur elle n’était donc pas chose facile, mais Lisa Azuelos a réussi le pari. Et l’actrice Sveva Alviti (lire son interview en page 14) s’est tellement bien mise dans la peau de la star qu’Orlando, le frère et manager, l’a appelée «petite sœur» à la fin du tournage et lui a offert des boucles d’oreilles ayant appartenu à la star.

L’histoire de Dalida, à découvrir actuellement au cinéma, est d’abord l’histoire d’une blessure, d’un manque, que l’on tente de combler en recherchant l’amour du public. Infiniment.