bottom logo

RTS, DR


Edito
Par Laurent Favre - Mis en ligne le 24.08.2016 06:00

Après le sport, encore du sport


Encore un week-end et nous pourrons tous reprendre une activité normale. Après la Fête fédérale de lutte, qui est un peu nos Jeux alpestres, c’en sera (presque) fini du sport non-stop sur les écrans de télévision. Le bout d’un long tunnel emprunté dès le mois de mai avec les Mondiaux de hockey, le Tour de Romandie et Roland-Garros.

Durant quatre mois, le sport a monopolisé les grilles de programmes. C’est sans doute excessif, mais les audiences ont été à la hauteur des investissements financiers et humains. Selon un sondage réalisé la semaine dernière pour L’illustré, près de 80% des Romands ont suivi, de près ou de loin, les Jeux olympiques à la télévision. Ils l’ont fait principalement sur la RTS, dont ils ont été très satisfaits (37%) ou assez satisfaits (52%) des commentaires. Malgré les deux polémiques impliquant à chaque fois Marc-André Berset (un reportage qui a failli mal tourner dans une rue de Rio, une participation à un spot publicitaire pour Swiss) et qui relèvent davantage de l’anecdote, Massimo Lorenzi peut se montrer satisfait.

Le sondage de L’illustré montre des résultats homogènes pour hommes et femmes et pour toutes les catégories d’âge. Le sport intéresse tout le monde et c’est ce qui le rend unique. Il existe bien des façons différentes de l’apprécier ou de l’analyser, mais cet ensemble constitue un langage, des références, des souvenirs, tout ce qui constitue une culture commune. Le ciseau de Shaqiri à l’Euro contre la Pologne peut permettre de regarder différemment son voisin albanais, Roger Federer est peut-être le seul sujet de conversation entre un père et son fils, l’exemple du quatre poids léger sans barreur champion olympique d’aviron encouragera peut-être un ado mal dans sa peau à se mettre au sport. Parce que même sans retransmissions télévisées, les images du sport restent dans nos cœurs et nos souvenirs.