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Edito
Par Edouard Lin - Mis en ligne le 07.04.2015 22:45

Amour et handicap


Quand les chaînes annoncent l’arrivée sur nos écrans de nouveaux concepts, certains plus que d’autres attisent la curiosité. C’est le cas de Mon partenaire particulier, où seize personnes handicapées partent à la quête de l’âme soeur, qui, disons-le franchement, nous faisait craindre le pire… Une émission de téléréalité consacrée aux handicapés risquait de verser dans le voyeurisme.

Jusqu’ici, à la télé, le thème du handicap est traité à petite dose. Et, quand il l’est, le focus est mis sur le handicap luimême et ses conséquences: c’est souvent misérabiliste. La première de Mon partenaire particulier, diffusée sur M6 (le mercredi 1er avril), est plutôt rassurante. Il faut dire qu’une candidate comme Ellyn, 20 ans, tétraplégique depuis sa naissance,
fait plus rire que pitié et que Nathalie, 34 ans, qui a perdu l’usage de ses jambes dans un accident de moto, revendique son droit à l’amour elle aussi avec humour. Si l’émission semble pouvoir éviter le pathos et ne se montre pas plus racoleuse, il y a quand même fort à parier que certains téléspectateurs se brancheront sur la six pour assouvir une curiosité malsaine.

Au terme des quatre premiers épisodes, on nous proposera une sorte de «bilan», au cours duquel les différents protagonistes raconteront les derniers rebondissements de leur quête sentimentale. Saurons-nous rire avec eux et non pas d’eux?

Inventeurs de ce concept à succès, les Anglais se posent moins de questions et font même dans la surenchère en sélectionnant des candidats de plus en plus lourdement handicapés à chaque nouvelle saison. Voyeur ou pas?