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Alexandre Lachavanne  (à g.) a accompagné Claude Marthaler sur quelques-uns des 240 000 kilomètres qu’il a parcourus à vélo autour du monde.

Alexandre Lachavanne (à g.) a accompagné Claude Marthaler sur quelques-uns des 240 000 kilomètres qu’il a parcourus à vélo autour du monde.

Philippe Christin/RTS


Au jour le jour
Par Isabelle Rovero - Mis en ligne le 26.11.2015 23:45

Claude et son «yak»


Passe-moi les jumelles


Pour suivre Claude Marthaler, il faut être prêt à suer sang et eau sur un vélo. C’est ce qu’à fait le réalisateur Alexandre Lachavanne au Tadjikistan, et il ne l’a pas regretté.

Depuis son premier voyage en direction de l’Himalaya en 1988, le «yak» du Genevois Claude Marthaler a deux roues et un guidon. A 28 ans, ce n’étaient pas, bien sûr, pas ses premiers coups de pédales, loin s’en faut, mais de ce voyage-là il ne reviendra que trois ans plus tard. C’est que son «yak» aime les tours et les détours. L’Asie, l’Europe, du nord au sud, les Amériques, l’Afrique et l’Asie à nouveau. Au total, ce cyclonaute humaniste, ce vélosophe, comme on l’appelle parfois, aura passé près de seize ans sur une selle. Son principal carburant? Les gens et le rêve de la plus belle des rencontres renouvelé à chaque tour de roue.

Ce bonheur, il l’a partagé pendant dix jours avec Alexandre Lachavanne dans les sublimes paysages du Pamir, au Tadjiki-stan. Mais pas question pour lui de lever le pied, même pour son invité. Pour une fois seul aux commandes, le réalisateur s’est donc improvisé caméraman et preneur de son. Ce qui lui a imposé de trimbaler sur son vélo 50 kilos de matériel à plus de 4000 mètres. Un sacré exploit, qu’il a préparé en grimpant trois fois au sommet du Salève, au-dessus de Genève, pour bétonner sa condition physique. Restait ensuite à dompter l’altitude et, pour cela, il a trouvé un remède imparable: «La beauté extraordinaire des lieux a pris le pas sur les maux de tête…» Certes, les paysages sublimes l’ont aidé, mais la découverte d’un homme rempli d’humilité, «capable, à la force de ses jambes, de vivre le voyage si intensément qu’il donne parfois l’impression d’embrasser la Terre», y est certainement aussi pour quelque chose. Pour un peu, on squatterait presque leur porte-bagage…

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