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Au jour le jour
Par Olaya Gonzalez - Mis en ligne le 16.02.2017 23:45

La voleuse de vies


La tueuse caméléon


Mimétisme fatal! Catherine Frot incarne une tueuse en série qui observe longuement des femmes seules avant de les éliminer et de se glisser dans leur peau.
 
«Je suis un vertige, un grand trou noir, tout brûlé», confie Sandra à son psy. A moins que ce ne soit Véronique? Ou Jenny? Car celle qu’incarne Catherine Frot est multiple, adoptant tour à tour le look et les habitudes de ses proies, celles qu’elle observe et côtoie puis assassine pour prendre leur place. Imperméable rouge, cheveux bouclés, passion pour la natation; doudoune bleue, cheveux tressés, lunettes et clopes; tenues à fleurs, cheveux roux et lisses, vélo et club de gym: la tueuse caméléon se fond dans la vie de femmes invisibles, seules, sans famille proche, squatte leur appartement, paie leurs factures, fait leur boulot, de ceux où personne ne remarque un léger changement de physique.
 
Ce téléfilm de Josée Dayan est inspiré de l’histoire d’Elaine Parent, une Américaine ayant tué sa colocataire mais aussi usé de multiples identités, faisant craindre qu’elle n’ait commis bien d’autres meurtres pour prendre la place de ses victimes. Son suicide a laissé planer le doute. Catherine Frot a trouvé plutôt amusant de jouer les psychopathes, comme elle l’a confié à France 2: «C’est cette notion de se transformer en d’autres qui m’intéressait. L’idée des masques, de cette femme qui devient les femmes qu’elle tue les unes après les autres.  Il y a presque un jeu tragique là-dedans et donc beaucoup de points communs avec mon métier de comédienne. C’était important de créer le trouble avec cette apparence de femme normale qui fait des choses épouvantables. Il fallait tout le temps garder ce fil rouge pour créer du suspense.»
 
Dommage que le scénario, outre un certain nombre d’invraisemblances, ne justifie à aucun moment la psychose de la tueuse, nous laissant sur notre faim avec, en prime, une fin peu cohérente. 
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